J'attends l'printemps, j'attends l'printemps Mais la neige... J'attends l'printemps, j'attends l'printemps Mais la neige... J'attends l'printemps, j'attend l'printemps Mais la neige dessine des plages De sable blanc Et l'on souffle des nuages De mauvais temps J'attends l'printemps Évidement, évidement ta chaleur est un mirage J'entends le vent Et l'hiver sur son passage Qui se répand J'attends pourtant, j'attends l'printemps À c'train là, je s'rai mort de froid Avant la fin du monde D'ici-là, tu sais toi et moi Puisque les amours fondent Comme les nuits, comme les nuits sont claires On dirait que l'ombre Se réfugie chez nous Et il fait si sombre Près des bougies J'attends pourtant Sous les duvets, on est trempé.es Et les murs qui dégoulinent Sur la buée avec mon doigt, je dessine Un grand soleil Pour réchauffer un peu le ciel À c'train là, je s'rai mort de froid Avant la fin du monde D'ici-là, tu sais toi et moi Puisque les amours fondent Nos poumons gris, Nos poumons froids se noient On porte l'hiver Dans nos vêtements mouillés Et c'est lourd, l'hiver Et c'est long, l'hiver J'habite la maison Où le mois de janvier A pris ses quartiers Dans la chambre dorée Et dans le salon Et dans les couloirs J'attends l'printemps, j'attends l'printemps Mais la neige... J'attends l'printemps, j'attends l'printemps Mais la neige...